|
27-05-2009 |
Une nouvelle fois le Conseil Municipal est l'occasion de constater des écarts importants entre notre approche et ce que pratique Monsieur le Maire.
On sait que la loi a imposé la parité dans les bureaux municipaux (entendu au sens strict de groupe des adjoints). C'est une disposition nouvelle, qui s'est appliquée pour la première fois à l'occasion des élections municipales de 2008. Elle montre comme il est difficile pour les femmes de prendre "naturellement" la place qui leur revient dans la vie politique, puisque le législateur a dû constater la nécessité de réguler à ce sujet.
Manque de pratique de la parole publique, difficulté à entrer dans la "compétition" politique, prise en charge inégalitaire des tâches ménagères et de la responsabilité de l'éducation des enfants, sont autant de freins et d'obstacles.
En mars dernier, Monsieur Aubertin avait nommé 5 adjoints et 4 adjointes (respectant la lettre de la loi qui impose la parité à un près). Mais dans le même temps, il avait nommé 5 conseillers délégués : tous hommes, dont un auquel il a attribué les indemnités d'adjoint. Nous avons considéré qu'il y avait là une absence regrettable de volonté de promouvoir cet impératif de parité que le législateur a jugé nécessaire.
Le Conseil Municipal réuni ce mardi 26 mai 2009 devait prendre acte du départ de Bénédicte Kéryhuel, l'une des quatre adjointes, qui déménage dans le sud. Il nous semblait évident que son poste aurait dû être conservé et occupé par une femme, dans le respect de l'esprit de la loi. Et bien non, M. Aubertin a décidé de supprimer ce poste. Il y a aujourd'hui à Guidel 3 adjointes et 5 adjoints. Il l'a fait au motif que la loi n'impose la parité qu'au moment de la constitution du bureau, mais pas dans ses évolutions ultérieures ! Si, au moins, dans le bureau au sens élargi (en comptant les conseillers délégués) la parité était assurée, mais non : au total ce bureau est composé de 5 femmes et 12 hommes. Décidément, l'esprit n'y est pas.
"Les femmes sont des hommes comme les autres" a dit Monsieur le Maire. Sur le plan politique ceci est tout à fait faux, à l'évidence. Pour qu'elles le deviennent, il faudrait déjà faire en sorte qu'elles ne soient pas en minorité. |